jeudi 7 avril 2016

Un choix difficile :



L'ÎLE Déserte

A la fin de la rubrique consacrée aux courriers des lecteurs du quotidien "Présent" (numéro 8572 du 23 Mars 2016), le rédacteur invite ses lecteurs à faire connaître le ou les livres qu'ils emporteraient dans une île déserte. Ce choix a déjà été proposé et a provoqué de multiples réponses.

Choisir est toujours difficile, surtout pour ce que l'on doit écarter. Choisir, c'est éliminer ! Actuellement, beaucoup d'idéalistes naïfs l'oublient. Ce choix d'ouvrages de l'esprit exige un retour sur soi-même, une introspection, il contraint à se débrouiller et à s'exhiber. C'est un exercice d'humilité.

Le premier ouvrage qui me vient à l'esprit, est celui des Évangiles. Certes, il y a la Bible entière, avec aussi l'Ancien Testament. Mais tous les "livres" qui le composent n'ont pas la même valeur. Certains concernent l'humanité toute entière, dans lesquels apparaît une inspiration surhumaine que nous appelons divine. Les prophètes, inspirés par l'Esprit-Saint, ont appris aux hommes, et leur ont transmis, sans doute d'abord verbalement, de voir au-delà des limites terrestres et matérielles. C'est un legs à l'humanité concernant tous les temps et tous les pays.

Mais dans l'Ancien testament certains autres passages sont consacrés à des épisodes authentiques ou symboliques de l'histoire terrestre du peuple hébreu. Leur portée est donc limitée, encore que cette partie "humaine" de l'Ancien Testament, puisse quand même enrichir les connaissances et les réflexions de l'Humanité entière !

Les autres livres à emporter dans une île déserte seraient, pour moi, l'Iliade et l'Odyssée d'Homère, puis la conquête des Gaules par Jules César et aussi le "DE VIRUS ILLUSTRIBUS", souvenir de mes années de "bahut", et surtout leçons de morale civique !

Ensuite, j'emporterais également Montaigne, et peut-être Rabelais, ou Villon, et surtout, indispensables : les Fables de La Fontaine !

Il m'apparaît également obligatoire d'emporter avec moi "Les Îles d'Or" et "Les Olivades" de Frédéric Mistral, ainsi que les contes provençaux, en français, de Paul Arène, principalement pour la clarté et la concision du style.

Est-ce trop ? Ais-je oublié un titre, ou deux ? Je me sens incapable de retrancher quoi que ce soit de cette bibliothèque idéale qui, après tout, peut apparaître assez sommaire par rapport aux nombreux legs des siècles qui nous ont précédés !

Paul GARD