L'ÎLE Déserte
A la fin de la rubrique
consacrée aux courriers des lecteurs du quotidien "Présent" (numéro
8572 du 23 Mars 2016), le rédacteur invite ses lecteurs à faire connaître le ou
les livres qu'ils emporteraient dans une île déserte. Ce choix a déjà été
proposé et a provoqué de multiples réponses.
Choisir est toujours difficile,
surtout pour ce que l'on doit écarter. Choisir, c'est éliminer ! Actuellement,
beaucoup d'idéalistes naïfs l'oublient. Ce choix d'ouvrages de l'esprit exige
un retour sur soi-même, une introspection, il contraint à se débrouiller et à
s'exhiber. C'est un exercice d'humilité.
Le premier ouvrage qui me vient
à l'esprit, est celui des Évangiles. Certes, il y a la Bible entière, avec
aussi l'Ancien Testament. Mais tous les "livres" qui le composent
n'ont pas la même valeur. Certains concernent l'humanité toute entière, dans
lesquels apparaît une inspiration surhumaine que nous appelons divine. Les
prophètes, inspirés par l'Esprit-Saint, ont appris aux hommes, et leur ont
transmis, sans doute d'abord verbalement, de voir au-delà des limites
terrestres et matérielles. C'est un legs à l'humanité concernant tous les temps
et tous les pays.
Mais dans l'Ancien testament
certains autres passages sont consacrés à des épisodes authentiques ou
symboliques de l'histoire terrestre du peuple hébreu. Leur portée est donc
limitée, encore que cette partie "humaine" de l'Ancien Testament,
puisse quand même enrichir les connaissances et les réflexions de l'Humanité
entière !
Les autres livres à emporter
dans une île déserte seraient, pour moi, l'Iliade et l'Odyssée d'Homère, puis
la conquête des Gaules par Jules César et aussi le "DE VIRUS
ILLUSTRIBUS", souvenir de mes années de "bahut", et surtout
leçons de morale civique !
Ensuite, j'emporterais également
Montaigne, et peut-être Rabelais, ou Villon, et surtout, indispensables : les
Fables de La Fontaine !
Il m'apparaît également
obligatoire d'emporter avec moi "Les Îles d'Or" et "Les
Olivades" de Frédéric Mistral, ainsi que les contes provençaux, en
français, de Paul Arène, principalement pour la clarté et la concision du
style.
Est-ce trop ? Ais-je oublié un
titre, ou deux ? Je me sens incapable de retrancher quoi que ce soit de cette
bibliothèque idéale qui, après tout, peut apparaître assez sommaire par rapport
aux nombreux legs des siècles qui nous ont précédés !
Paul GARD
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire