dimanche 28 février 2016

Laissons la "phobie" à son strict domaine médical !



LES PHOBIES


Une phobie est une affection pathologique du psychisme d'un individu. Ce mot relève du domaine médical. Cette affection entraîne un comportement particulier envers l'objet de la phobie. Elle provoque une peur panique et irraisonnée. Longtemps, ont été connues uniquement la "claustrophobie" qui consiste en une crainte irraisonnée de l'enfermement, et "l'agoraphobie" qui est une peur, sans raison, de la foule.

Depuis quelques années, ce mot de phobie a envahi les médias. Avec divers préfixes, il a quitté le domaine médical pour entrer dans le domaine de la polémique, et le nombre de "phobies" a considérablement augmenté. Ceux qui l'emploient ont aussi modifié arbitrairement son sens. Ce mot a maintenant prix la signification d'une hostilité constante, hargneuse, et injustifiée, d'une haine rabique, contre une catégorie particulière d'être humains.

Cette haine s'exercerait contre diverses catégories de personnes, catégories dont le nombre croît comme champignons après la pluie ! Les victimes de ces "phobies" d'un nouveau style, étant, bien sûr, pour ceux qui accusent quelqu'un de phobie, des personnes hautement honorables, hors d'atteinte de toute critique. Ceux qui sont accusés de l'une quelconque de ces nombreuses phobies, doivent être voués aux gémonies jusqu'à la fin des temps, immédiatement stigmatisés, et pénalement punis !

C'est ainsi que nous avons vu apparaître les abominables "islamophobes". Ce mot qualifie ceux qui remarquent que le Coran apparaît incompatible avec la liberté de conscience, qu'il contient de nombreux versets opposés aux principes républicains et aux "Droits de l'Homme et du Citoyen", sans parler des vertus chrétiennes de charité. On les accuse, en particulier, d'hostilité contre ceux qui entrent illégalement dans notre pays et troublent gravement l'ordre public français.

Sont apparus également les odieux "homophobes". Sont ainsi qualifiées les personnes qui considèrent que les pratiques de ces individus sont contraires à la nature, et dangereux pour la pérennité de la société. Ils ont l'audace de penser, ces odieux "phobes", que ceux qui sont affligés de ces tendances sont à plaindre, et que l'exhibitionnisme de certaines d'entre eux est inconvenant !

Même en reprenant le sens original et véritable de ce mot, le fait de craindre la prolifération sur le territoire national, de gens qui se ruent sur les passants en brandissant un sabre et en hurlant "Allah Akbar" devrait apparaître à tous comme rationnel et justifié. On est même en droit de constater sainement et raisonnablement, que le Gouvernement ne fait pas ce qu'il doit, en tolérant, voire en encourageant ce genre de comportement antisocial... avec l'espoir de recruter des électeurs parmi eux !?

Est-il vraiment atteint de "phobie", quelque sens que l'on veuille donner à ce mot, le Calaisien qui craint constamment pour la vie de ses proches et pour la sienne, ainsi que pour ses biens, chaque fois qu'il sort de son domicile pour aller acheter du pain ?

Ces deux néophobies, sont celles invoquées, mais il y en a d'autres, comme la "judéophobie" qui était dénommée "antisémitisme" du temps de l'affaire Dreyfus. Constatons que la "Christianophobie" sévit gravement et fréquemment, mais n'est nullement réprimée. Nous pourrions aussi parler de la "Vallsophobie" pour désigner, non pas ceux qui n'apprécient pas les valses viennoises, mais ceux qui ont une considération insuffisamment élevée envers l'actuel premier ministre.

Je viens de découvrir, grâce au bulletin de l'AGRIF, qu'il existerait des gens atteints de "GLOTTOPHOBIE" ? Les "Glottophobes" seraientt ceux qui auraient de la haine, ou de l'hostilité, contre telle personne prononçant le français avec un accent particulier, soit provincial, soit étranger ! Souvenons-nous de la poésie de Michel ZEVACO sur l'accent ! On le porte fièrement, comme le béret penché sur l'oreille ! Souvenons-nous de la trilogie de Marcel PAGNOL, et de l'accent parisien de Maurice Chevalier. Les accents des Provinces et des Terroirs, avec le vocabulaire particulier à chacune des Régions de France, sont une richesse de notre Pays ! J'aurais donc tendance à être "glottophile". Quant aux accents étrangers, pensons à l'adorable Elvire POPESCO. D'origine Roumaine, elle utilisait toutes les variétés des accents slaves, et elle fit, pendant des décennies, le bonheur de la scène et de l'écran ! L'acteur Roger CARREL s'était fait une spécialité de prononcer des séries de sons sans aucune signification particulière qui donnaient l'illusion parfaite d'entendre telle ou telle langue, démontrant que chaque langue est une musique ! J'ai connu, vers les années 50 du siècle passé, un avocat d'origine corse qui avait passé son enfance à Marseille. Ce mélange de deux accents particuliers prêtait parfois à sourire. Cela, pensait-il, pouvait être susceptible de nuire au sérieux de ses arguments juridiques. Il prit des leçons de diction, espérant rivaliser avec les Comédiens Français de la grande époque ! Le résultat fut assez original. Il plaidait avec un mélange de trois intonations, ce qui provoquait des sourires, et tous n'étaient pas indulgents. Un de ses confrères, originaire du Languedoc méditerranéen, et qui ne cherchait nullement, lui, à cacher ses origines, disait de lui : " il est rrridicule partout, alors que, moi, il y a au moins un endroit au monde où je ne le suis pas, c'est chez moi, à Narrrrbonne ! ". Comment ne pas approuver cette sagesse !?

Laissons ce mot de "phobie" à son strict domaine médical ! Souhaitons que les inventeurs et utlilisateurs de cette mode cessent de créer des catégories artificielles pour tenter de les opposer officiellement. Ce détournement langagier prouve qu'ils n'ont aucun argument rationnel à présenter à leurs contradicteurs !

Paul GARD 
Texte envoyé le 25/02/2016 de Marseille.

samedi 6 février 2016

BON SENS français et rapprochement phonétique :



La Semaine de Suzette

Les noms et prénoms des populations des pays mahométans, écrits avec des caractères de l'alphabet latin, ne peuvent l'être qu'avec une certaine approximation. C'est ainsi que nous constatons de nombreuses variantes de mots et de noms, sans doute originairement uniques, mais prononcés différemment, suivant les pays et les régions.

C'est le cas du nom de la jeune et charmante marocaine qui, par la grâce de Flamby 1er, est actuellement ministresse dans notre gouvernement. Outre la forme "Belcacem", nous trouvons Belcassem, Belgacen, Benyacin, Belcassin, etc... L'homophonie avec le nom de bécassine est trop étroite pour ne pas inciter à faire, naturellement, le rapprochement phonétique de ces deux noms.

" Les aventures de bécassine ", personnage de papier, comme le sera plus tard le TINTIN de Hergé, ont été contés dans " La SEMAINE de SUZETTE ". Cet hebdomadaire qui parut en France de 1905 jusqu'en 1960, avec une interruption de 1914 à 1918, était destiné aux lectrices francophones de 8 à 18 ans, et lu, principalement par celles ayant entre 8 et 15 ans, et aussi par les frères et cousins de ces petites demoiselles. Son succès fut tel que plus de vingt ans après la disparition de l'hebdomadaire, on entendait encore sur les ondes la chanson de Chantal GOYA : " Bécassine ! C'est ma cousine ! ".

Le sujet porteur de cette publication fut, en effet, la bande dessinée à rebondissement qui contait les aventures d'une jeune paysanne bretonne, prénommée Bécassine, employée par Madame de Grand' Air pour s'occuper de ses enfants. Le cadre de ces histoires paraissait inspiré par les romans de la Comtesse de Ségur, née Rostopchine. Madame de Grand' Air voulait que ses enfants reçoivent une excellente éducation, imprégnée des bons usages " du monde ! " selon les préceptes de la Baronne STAFFE, dont le livre se trouvait dans tous les foyers " chic ", ou qui voulaient l'être : " Traité d'éducation puérile et honnête ". Ce livre fit autorité pendant de nombreuses générations.

Bécassine, issu d'un monde provincial et rural, malgré sa bonne volonté évidente et sa gentillesse naturelle, ignorait tout de ces fameux usages et de cette bienséance dont Madame de Grand' Air faisait si grand cas. Cela conduisait bécassine à commettre souvent des bévues qui faisait rires les jeunes lectrices. Cette force comique, toujours renouvelée, fut le moteur du succès de cet hebdomadaire.

Je me suis demandé pourquoi aucun commentateur, aucun humoriste, aucun chansonnier, aucun journal, personne, n'avait fait le rapprochement homophonique qui saute aux oreilles, entre bécassine et le nom de ce charmant personnage ministériel, dénommé BELCASSEM. Cela s'est toujours fait en France. Sous l'ancien Régime nous avions des libelles et des pamphlets d'une violence, aujourd'hui impensable, parfois même scatologique, qui laisse apparaître une liberté d'expression que notre régime, qui se prétend Républicain, est incapable d'admettre !

Ce silence est peut-être dû à la crainte d'amendes ou d'embastillement contre ceux qui ont le courage et l'audace de penser actuellement en-dehors des clous ! Je crois, pourtant, que la raison est autre. Si Bécassine fait des bêtises qui font rire, dans un milieu qui a tendance à s'arrêter au futile, au superficiel, aux apparences, son personnage représente le bon sens populaire français. Et c'est, je présume, cette raison qui interdit tout rapprochement valable, fut-il simplement phonétique, entre notre brave Bécassine, avec ses abots bien plantés dans la terre de France, et cette ministresse Hollando-Marocaine, dont les qualités, car elle doit en avoir certainement, ne sont pas de chez nous !


Paul GARD
Texte envoyé le 02/02/2016 de Marseille.

Les usages traditionnels et provinciaux sont plus forts que les idéologies !



Fèves et sujets

En Provence, le temps de Noël, le temps Calendal, commence le 4 décembre, fête de la Sainte Barbe, par la plantation du "Blé de la Sainte Barbe ", en déposant dans une soucoupe des grains de blé. Avec une humidité savamment maintenue, ils orneront la crèche de jeunes pousses vertes, prémices des récoltes espérées !

Parmi les usages, il y a aussi le " gâteau des Rois " : cette brioche en forme de couronne, dans laquelle le pâtissier, avant cuisson, insère une fève, et un "sujet" en céramique ou en faïence. Ce gâteau se déguste en famille ou entre amis à partir du Janvier jusqu'à la veille de la Chandeleur, le 2 Février, qui termine le "Temps Calendal " ! Ce "sujet" est le lot de consolation pour celui qui espérait avoir la fève et ainsi être proclamé Roi de la fête !

Les "sujets" étaient, à l'origine, la reproduction miniature, en porcelaine ou en céramique des personnages traditionnels de la crèche. Le besoin de nouveautés conduisit à élargir les sources d'inspiration et, chaque année, de nouveaux modèles sont mis sur le marché. Les sources d'inspiration sont diverses et il existe des collectionneurs de "sujets", comme d'autres rassemblent des timbres-postes.

Il m'a été raconté que cette année, un fabricant de "sujets" avait trouvé son inspiration en reproduisant les personnages politiques (Hollande, Valls, Jospin et autres) que nous voyons le plus souvent sur nos écrans de Télé ! Un consommateur aurait trouvé sous la dent une représentation de Marine LE PEN ! Il s'agissait, hélas d'un " Vallseur Mélenchoniste ", à mois qu'il ne fut un " Mélenchonien Vallsinensis " qui, ayant une dent contre Marine, fut courroucé de la trouver sous la sienne !

Je n'ai pas eu la possibilité de vérifier cette information ni de connaître la forme et les suites des récriminations du consommateur contre le pâtissier ou le fabricant de figurines, accusés d'atteinte aux " valeurs républicaines ", pas moins !

Il est quand même curieux qu'un farouche gauchiste accepte de tenter d'être Roi, ne serait-ce que d'une brioche ! Il faut en conclure, Dieu merci, que les usages traditionnels et provinciaux sont plus forts que les idéologies !

Paul GARD
Texte envoyé le 02/02/2016de Marseille.